Cette vidéo est très instructive Didier Raoult remet les pendules à l'heure.
La grève honteuse des médecins libéraux
Après avoir touché de généreuses primes grâce au covid19, certains généralistes ont débuté une grève ce lundi. Ils demandent notamment le doublement du prix de la consultation, appelé à passer de 25 à 50 euros.

Alors que la France traverse une triple épidémie et que les services d'urgences sont débordés, certains médecins libéraux qui ne sont financièrement pas les plus à plaindre ont décidé de se mettre en grève cette semaine, "Ce sont les jeunes qui ont décidé de faire grève, c'est la base qui se mobilise", constate le docteur Claude Bronner, basé à Strasbourg.
A l'initiative de cette grève qui est appelée à se poursuivre jusqu'au 2 janvier, le collectif Médecins pour demain, concernerait environ 10.000 professionnels de santé, comme le précise Soline Guillaumin, généraliste en grève à Metz.
"Nous faisons ça pour sauver la médecine libérale", assure la professionnelle de santé.
Doubler le prix de la consultation
Mais que réclament exactement ces médecins grévistes? Comment justifier un tel mouvement, alors que des Français se retrouvent à attendre une heure devant les locaux de SOS Médecins, comme l'ont constaté lundi les journalistes de BFM Lille?
Parmi les revendications premières, celle du passage du prix de la consultation de 25 à 50 euros est la mesure la plus fréquemment avancée. "Cela ne veut pas dire doubler notre salaire!", prévient Soline Guillaumin.
"Cela nous permettrait d'embaucher une assistante médicale, une secrétaire, de pouvoir se mettre dans un groupe... Si on veut travailler à plusieurs, il faut des gros locaux, du personnel... Il faut payer ces personnes-là. Ce n'est pas pour nous enrichir", assure la médecin gréviste.
Même demande du côté de Jean-Paul Hamon, généraliste en grève à Clamart (Hauts-de-Seine). "Le 1er décembre, j'étais devant le ministère. J'ai constaté qu'il y avait 70% de femmes, dont trois de mes anciennes externes. Une me disait: 'tu sais Jean-Paul, si on laisse à 25 euros, je vais devoir licencier ma femme de ménage'. Elles n'ont même pas les moyens de se payer une secrétaire!", fulmine le médecin. Vous vous rendez compte du scandale être obligé de licencier sa femme de ménage, Apparemment Jean-Paul Hamon et ses gens ne savent pas que la majorité des travailleurs n'ont pas de femme de ménage.
Cette demande intervient alors que se déroule les négociations conventionnelles entre les médecins généralistes et la Caisse nationale d'assurance-maladie. Mais pour Jean-Paul Hamon, l'exécutif "a décidé de laisser pourrir la situation". "Le gouvernement fait comme s'il avait le temps. Il est en train de négocier jusqu'au mois de mars, avec des décisions qui vont s'appliquer dans six mois, alors que le pays se désertifie, que les médecins ne s'installent plus, car ils n'ont pas les conditions pour le faire de façon correcte", poursuit-il. La grève est donc un moyen de pression dans ce contexte.
Mais comment financer ce doublement du tarif de la consultation, alors que la situation financière de la sécurité sociale est largement déficitaire, aggravée par la pandémie de Covid-19. Et bien-sûr, Soline Guillaumin évoque la piste des mutuelles, "appelées à mettre la main au panier" se foutant carrément que c'est les mutualistes qui au final paieront leur luxueuse et injustifiée augmentation de salaire.


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