La motion de censure transpartisane en bonne voie après le soutien de Mélenchon ?

18/03/2023

L'ex-candidat à la présidentielle annonce que la France insoumise ne déposera pas de motion de censure, mais soutiendra celle en discussion autour du groupe Liot. 

La motion de censure transpartisane en bonne voie après le soutien de Mélenchon ? © Fournis par Le Huffington Post
La motion de censure transpartisane en bonne voie après le soutien de Mélenchon ? © Fournis par Le Huffington Post

Le gouvernement va-t-il tomber ? Jean-Luc Mélenchon annonce ce vendredi 17 mars que le groupe la France insoumise va soutenir la motion de censure du groupe des indépendants (Liot) à l'Assemblée nationale afin de « donner les plus grandes chances possibles à la censure » du gouvernement d'Élisabeth Borne après l'utilisation du 49.3.

La coalition de gauche NUPES, incluant les insoumis, envisageait de déposer une motion de censure mais ses dirigeants expliquaient ces derniers jours qu'une motion de Liot aurait davantage de chances d'être votée par ceux des députés de droite qui sont défavorables à la réforme des retraites. « Nous avons décidé de retirer notre motion au profit de celle de Liot », a finalement confirmé Jean-Luc Mélenchon sur France inter, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Un appui déterminant ?

Concrètement, les signatures de 60 députés sont nécessaires pour pouvoir déposer une motion de censure. Les centristes du groupe Liot, sur qui tous les regards se tournent, en ont récolté 91, issues de 5 groupes politiques différents, ceux de la Nupes. Leur texte sera débattu lundi, comme celui du Rassemblement national.

Pas de LR chez les signataires

Le groupe Libertés, Indépendants Outre-mer et Territoires, qui compte 20 députés de diverses tendances politiques, voulait aboutir à un texte transpartisan, signé par des parlementaires de toutes les oppositions, à l'exception du Rassemblement national. C'est raté, à ce stade, puisqu'aucun député Les Républicains n'a souhaité s'associer à la démarche. Même les plus réfractaires à la réforme des retraites.

Ce sont eux, à nouveau, qui détiennent l'avenir proche du quinquennat Macron entre leurs mains. Car s'ils n'ont pas signé le texte, ils peuvent malgré tout le voter dans l'hémicycle lundi. La probabilité de voir Élisabeth Borne tomber n'en demeure pas moins réduite.

Pour recueillir la majorité, les 287 voix nécessaires, il faut que tous les opposants à la réforme des retraites votent ensemble sans défection, le texte de Liot, du Rassemblement national à la France insoumise. Ce qui est tout à fait possible. Mais il faut également que 30 députés Les Républicains se joignent à eux. Ce qui apparaît bien plus compliqué.

La ligne du parti est officiellement très claire : « Nous ne nous associerons à aucune motion de censure et ne voterons aucune motion de censure », a affirmé le président du parti Éric Ciotti jeudi, histoire de ne pas « rajouter du chaos au chaos ». Depuis, plusieurs députés de son camp se sont pourtant montrés ouverts à l'hypothèse de voter la censure.

C'est le cas par exemple du député du Lot Aurélien Pradié, l'opposant le plus identifié à la réforme chez les LR, ou de son collègue de Moselle Fabien Di Filippo. Mais ils ne sont qu'une poignée pour l'instant. De quoi faire, à nouveau, chauffer les calculettes à Matignon.

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